Une licence touristique valide peut être attractive, mais acheter un bien en première ligne de mer uniquement pour cette autorisation constitue une décision risquée.
La licence permet une activité dans le cadre réglementaire actuel. Elle ne protège pas le propriétaire contre les changements législatifs, urbanistiques ou les décisions de la copropriété.
La propriété privée n’est pas un droit sans limites
L’article 33 de la Constitution espagnole reconnaît la propriété privée, mais prévoit que sa fonction sociale en délimite le contenu.
L’inviolabilité du domicile, prévue à l’article 18.2, protège contre les entrées ou perquisitions non autorisées. Elle n’empêche pas la réglementation d’une activité économique exercée dans le logement.
Le Tribunal constitutionnel s’est déjà prononcé
La décision 64/2025 a rejeté le recours contre le régime catalan soumettant l’usage touristique à une autorisation préalable, limitée et temporaire.
La réglementation peut-elle changer après 2027 ?
Oui. Un futur gouvernement pourrait libéraliser, maintenir ou renforcer la réglementation. Il est toutefois impossible de garantir aujourd’hui la disparition des licences.
Pourquoi ne pas acheter uniquement pour la licence ?
- L’autorisation peut être temporaire.
- Son renouvellement peut dépendre de l’urbanisme municipal.
- La copropriété peut limiter l’activité.
- Les obligations fiscales et techniques peuvent changer.
- La licence ne garantit pas la rentabilité.
L’emplacement en première ligne est l’actif durable
La licence dépend de l’administration. Les vues, l’accès à la mer, la terrasse et l’emplacement appartiennent durablement au bien.
Il faut donc vérifier si le logement resterait un bon achat sans exploitation touristique.
Achetez d’abord un bon bien
Une licence peut apporter une valeur supplémentaire, mais elle ne compense pas un mauvais emplacement ou un prix excessif.
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Informations actualisées en juillet 2026. Une vérification juridique et urbanistique individuelle reste indispensable.
Jose Luis Castilla